lundi 8 octobre 2007
Quand une chanson et ses interprètes vous arrachent les tripes...
Version Pascal Mono
Version Jeff Buckley
Version Leonard Cohen
Paroles :
I heard there was a secret chord
that David played and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you
Well it goes like this :
The fourth, the fifth, the minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelujah...
Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrough ya
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Baby I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor
I used to live alone before I knew ya
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken Hallelujah
There was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me do ya
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah
Well, maybe there's a God above
But all I've ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew ya
It's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah...
Traduction:
J’entendis qu’il y avait un accord secret
Que David jouait et que cela plaisait au Seigneur
Mais tu ne t’intéresses pas à la musique, n’est ce pas
Eh bien cela se passe ainsi, la quarte la quinte
Le mineur tomba et le majeur s’éleva
Le roi déchu composant l’Alleluia
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …
Eh bien ta foi était solide mais tu avais besoin de preuves
Tu la vis qui se baignait sur le toit
Sa beauté et le clair de lune te terrassèrent
Elle t’attacha à sa chaise de cuisine
Elle cassa ton trône et te coupa les cheveux
Et de tes lèvres elle tira l’Alléluia
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …
Bébé je suis déjà venu ici avant
J’ai vu cette pièce et j’ai marché sur ce sol
J’habitais tout seul avant de te connaitre
J’ai vu ton drapeau sur la voute de marbre
Mais l’amour n’est pas une marche de la victoire
C’est un Alléluia froid et brisé
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …
Il était un temps où tu me laissais savoir
Ce qui se passait ici bas
Mais tu ne me montres jamais ça, n’est ce pas
Mais souviens toi quand je bougeais en toi
Et la sainte colombe bougeait aussi
Et chaque souffle que nous émettions était un Allèluia
Eh bien peut être y-a-t-il un Dieu là-haut
Mais tout ce que j’ai jamais appris de l’amour
Était comment blesser quelqu’un avant qu’il puisse le faire
Ce n’est pas un pleur que tu entends la nuit
Ce n’est pas quelqu’un qui a vu la lumière
C’est un Alléluia froid et brisé
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …
petit questionnaire spirituel...
Quand es-tu déjà morte ?
Le jour où ma grand mère nous a quitté...mon enfance s'en est allée
Qu'est-ce qui te fait lever le matin ?
Le besoin de nourrir mes oisillons
Que sont devenus tes rêves d'enfant ?
Enfouis au fond de mon esprit...qui sait peut être qu'un jour ils en jaillirons !!!
Qu'est-ce qui te distingue des autres ?
Mon caractère de cochon...
Te manque-t-il quelque chose ?
Un peu de folie...
Penses-tu que tout le monde puisse être artiste ?
Non je ne pense pas...pour être artiste, il faut du talent, de l'audace, de la ténacité, du courage...beaucoup de réflexion et pas mal d'inconscience...
D'où viens-tu ?
Du néant...de l'infiniment petit.."poussière je suis née..poussière je retournerais.
Juges-tu ton sort enviable ?
Plutôt oui, j'ai de l'amour, de la tendresse...je mange à ma faim et j'ai un toit sur la tête...presqu'une privilégiée par les temps qui courent....
A quoi as-tu renoncé ?
A être libre...à ne pas seulement vivre d'amour et d'eau fraiche...
Que fais-tu de ton argent ?
Factures....factures....factures et un peu de bon temps...
Quelle tâche ménagère te rebute le plus ?
Le ménage et le repassage...mais j'ai une fée du logis à la maison..;-)
Quels sont tes plaisirs favoris ?
Plaisirs charnels, la gourmandise, la musique et le rosé Corse...
Qu'aimerais-tu recevoir pour ton anniversaire ?
Le truc débile mais qui demeure un rêve : la soirée surprise où tous les potes se sont planqués !
Cite trois artistes que tu détestes :
Sarko,...Sarko....et euh bein Sarko...oui je sais ce n'est pas un artiste loin de là....mais y'a que lui que je déteste en ce moment...!!!!!!!
Que défends-tu ?
le droit au logement et à la dignité...le partage des richesses et la justice identique pour les nantis autant que pour les "salauds de pauvre" cf. l'affaire EADS
Qu'es-tu capable de refuser ?
De faire un travail qui va à l'encontre de mes idéaux...Huissier, banquier ou agent de recouvrement...beurk !!!!
Quelle est la partie la plus fragile de ton corps ?
ma tête, mon dos
Qu'as-tu été capable de faire par amour ?
Des enfants....
Que te reproche-t-on ?
Mon caractère de cochon...
A quoi te sert l'art ?
A combler le vide sidéral du monde qui m'entoure
Rédige ton épitaphe :
voilà au moins à ce stade plus de différence entre nous...riche ou pauvre on est tous dans la même galère...
Sous quelle forme aimerais-tu revenir ?
Sous la forme d'un énorme chêne...bien que par les temps qui courent c'est plutôt suicidaire comme réponse...
dimanche 7 octobre 2007
journée mondiale du refus de la misère
| 17 octobre : journée mondiale du refus de la misère Texte : Refuser la misère, un chemin vers la paix. « C’est rare de pouvoir parler de la pauvreté sans avoir honte. Quand j’ai vu toutes ces familles rassemblées, quand je me suis assis auprès des gens que je n’aurais jamais osés côtoyer, quand j’ai parlé devant tout le monde, ça m’a donné beaucoup de courage, beaucoup de force. Ce jour là j’ai senti que tous ces gens voulaient que nous comptions. » Le 17 octobre, Journée Mondiale du Refus de la Misère, est un de ces moments clés de l’année où l’on peut se rassembler, non seulement pour exprimer son engagement d’en finir avec la misère, mais aussi son engagement à respecter la dignité humaine. C’est une journée importante au cours de laquelle ceux qui ont la vie la plus dure à cause de la pauvreté peuvent se faire entendre. Et quand ils peuvent faire comprendre ce qu’ils vivent, cela change les points de vue sur la pauvreté et aussi sur les droits de l’homme. La journée du 17 octobre est aussi une occasion pour des personnes venues de toutes les couches de la société de se rencontrer à égalité. Elle engendre parmi les exclus une confiance renouvelée dans leurs propres capacités et dans la solidarité des autres. Elle ouvre un chemin vers la paix. Cette journée permet de nouvelles formes de dialogue et un échange d’expériences et d’idées entres des personnes d’horizons très différents, y compris celles qui ont la vie la plus dure. Cela contribue au développement de politiques et de programmes fondés sur l’expérience et sur l’innovation pour en finir avec la misère. Ces différents points forts de la Journée Mondiale du Refus de la misère ont été mis en lumière par les participants du Séminaire de Montréal. Avec eux nous proposons à la signature de tous une Déclaration de Solidarité « Refuser la misère, un chemin vers la paix. » Ainsi l’esprit du 17 octobre se diffusera et l’engagement de travailler coude à coude avec ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté se renforcera, pour inventer de nouvelles manière d’agir et de vivre qui construisent un monde sans misère. Eugen Brand Extrait de l’intervention du Délégué Général du Mouvement ATD Quart Monde, à la commémoration du 17 octobre 2006 aux Nations Unies à New York. |
jeudi 4 octobre 2007
Touche pas à mon ADN...
Le mondeLe comité d'éthique émet des craintes sur l'amendement ADN
Le Comité consultatif national d'éthique a lancé une mise en garde sur l'article du projet de loi sur l'immigration qui prévoit le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial.Le CCNE estime que l'inscription dans la loi d'une identification biologique réservée aux seuls étrangers fait de la filiation génétique un facteur déterminant "en contradiction avec l'esprit de la loi" française.
Il redoute également que le recours à de tels dispositifs ne conduisent à une"banalisation" de l'identification génétique avec les risques afférents de "discrimination" et déplore la "présomption de fraude" qu'implique le recours aux test.Cette autorité indépendante, ayant pour mission de donner son avis sur les problèmes éthiques et composée de 40 membres, est présidée par Didier Sicard, professeur de médecine.
Elle comprend notamment des médecins, des philosophes, des représentants des communautés religieuses, des juristes, des chercheurs et des élus.
Saisi en urgence mercredi par une sénatrice, le CCNE regrette tout d'abord que des questions aussi importantes concernant l'accueil des étrangers et le droit de la filiation fassent l'objet de "procédures en urgence."
Il prend acte du fait que des amendements successifs ont permis lors des débats au Sénat de mieux prendre en compte la notion de famille "telle que définie dans le droit français."
Mais le comité n'en demeure pas moins extrêmement réservé sur cette disposition figurant dans la loi sur la maîtrise de l'immigration en cours d'examen au palais du Luxembourg.
GARDE-FOUS
Les sénateurs ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une version modifiée de l'amendement Mariani voté à l'Assemblée nationale le 19 septembre, afin d'y introduire des garde-fous.
Le CCNE craint néanmoins que "l'esprit de ce texte ne mette en cause la représentation par la société d'un certain nombre de principes fondamentaux", notamment sur le secret de filiation.
"L'erreur est de laisser penser qu'en retrouvant le gêne, la filiation serait atteinte", écrit-il notamment.
Le CCNE redoute en outre les modalités concrètes d'application "dans des réalités culturelles très différentes des nôtres".
"Nos concitoyens comprendraient peut-être mieux l'exacte réalité de tels enjeux s'ils étaient confrontés à des exigences analogues lors de leur propre demande de visa", souligne-t-il.
Pour le comité, le fait de faire primer une filiation génétique vis à vis du père ou de la mère comme étant un facteur déterminant est en contradiction avec l'esprit de la loi.
"De nombreuses familles françaises témoignent de la relativité de ce critère: famille recomposées après divorce, enfant adopté, enfant né d'un accouchement dans le secret", précise-t-il.
Outre la question de la "validité" des marqueurs biologiques, le CCNE se déclare préoccupé par "la charge anormale de preuves qui pèsent sur le demandeur."
D'une manière générale, le comité attire l'attention sur la dimension profondément symbolique dans la société "de toute mesure qui demande à la vérité biologique d'être l'ultime arbitre" dans des questions touchant à l'identité sociale et culturelle.
"Elle conduirait furtivement à généraliser de telles identifications génétiques qui pourraient à terme se révéler attentatoires aux libertés individuelles", dit-il.
Le Sénat doit se prononcer dans la nuit de jeudi à vendredi sur le projet de loi sur la "maîtrise de l'immigration" qui contient un article prévoyant à titre expérimental le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
Découverte myspacienne
Extrait de mon livre de chevet du moment....
Ainsi, comment se passe la vie ? Nous nous efforçons bravement, jour après jour, de tenir notre rôle dans cette comédie fantôme. En primates que nous sommes, l'essentiel de notre activité consiste à maintenir et entretenir notre territoire de telle sorte qu'il nous protège et nous flatte, à grimper ou ne pas descendre dans l'échelle hiérarchique de la tribu et à forniquer de toutes les manières que nous pouvons - fût-ce en fantasme - tant pour le plaisir que pour la descendance promise. Aussi usons-nous une part non négligeable de notre énergie à intimider ou séduire, ces deux stratégies assurant à elles seules la quête territoriale, hiérarchique et sexuelle qui anime notre conatus. Mais rien de cela ne vient à notre conscience. Nous parlons d'amour, de bien et de mal, de philosophie et de civilisation et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Parfois, cependant, la vie nous apparaît comme une comédie fantôme. Comme tirés d'un rêve, nous nous regardons agir et, glacés de constater la dépense vitale que requiert la maintenance de nos réquisits primitifs, nous demandons avec ahurissement ce qu'il en est de l'Art. Notre frénésie de grimaces et d'oeillades nous semble soudain le comble de l'insignifiance, notre petit nid douillet, fruit d'un endettement de vingt ans, une vaine coutume barbare, et notre position dans l'échelle sociale, si durement acquise et si éternellement précaire, d'une fruste vanité. Quant à notre descendance, nous la contemplons d'un oeil neuf et horrifié parce que, sans les habits de l'altruisme, l'acte de se reproduire paraît profondément déplacé. Ne restent que les plaisirs sexuels ; mais, entraînés dans le fleuve de la misère primale, ils vacillent à l'avenant, la gymnastique sans l'amour n'entrant pas dans le cadre de nos leçons bien apprises.
L'éternité nous échappe.
Auteur : Muriel Barbery
Date de saisie : 17/09/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : Blanche
Moi j'adore...je ne m'en lasse pas...j'attaque ma deuxième lecture...et vous, vous en pensez quoi...????

