L'heure est grave...venez en masse signer cette pétition ....Touche pas à mon ADN
Tous Fils de France (Saez)
journal intime d'une femme comme une autre...
L'heure est grave...venez en masse signer cette pétition ....Selani et Vjolce VERA, albanophones de nationalité serbe pour l'un, sont arrivés en France en 2003 comme demandeurs d'asile. Leurs deux enfants, Marseda (8 ans) et Armen (7 ans) sont scolarisés à l'école Ferdinand Buisson de Montauban. C'est là que le plus jeune des enfants a été arrêté contre la volonté des enseignants à qui la police a d'abord tenté de faire croire que les parents avaient eu un accident puis affirmé détenir une commission rogatoire qu'elle n'a toutefois pas montrée.
Quoi qu'il en soit, les faits sont inacceptables. Les ministres, y compris M. Sarkozy quand il était au ministère de l'Intérieur, se sont publiquement engagés à maintes reprises à ce que les enfants et les parents sans papiers ne soient arrêtés ni dans les écoles ni à leurs abords. Le stakhanovisme de Monsieur Hortefeux en matière de chasse aux étrangers sans papiers conduit à des dérives dangereuses dans ce domaine comme dans de nombreux autres.
Rafles, arrestations à domicile, convocations piège, test ADN, sans papiers menacés d'être interdits d'hébergements d'urgence, atteintes au droit d'asile, quotas d'immigrés par nationalité, objectifs quantifiés d'arrestations et d'expulsions, pression sur les sans papiers telle qu'elle conduit certains d'entre eux à préférer risquer de passer par la fenêtre plutôt que d'avoir affaire à la police française et maintenant arrestation d'enfant à l'école, c'est à une véritable traite des humains que conduit la volonté de Monsieur Hortefeux d'honorer son titre de ministre de la rafle et du drapeau.
La famille Vera et ses deux enfants doivent être libérés de la prison pour étrangers (centre de rétention) dans laquelle ils sont enfermés. La place des enfants n'est ni au commissariat ni en prison.
Coordonnées de la préfecture en fin de message
MONTAUBAN : 4 MN D'ARRÊT Une interpellation d'enfant d'un couple albanais, sans papiers, a eu lieu mardi 25 septembre dans l'école Ferdinand Buisson à Montauban, dans des circonstances pour le moins troublantes dans une démocratie.
Les parents venaient d'être arrêtés avec leur fille aînée, Marseda, 8 ans, apparemment lors d'un contrôle routier. Le commissaire de police de Castelsarrasin prétend pourtant qu'ils ont été arrêtés en flagrant délit de vol, et s'est empressé de le faire savoir à la presse. Renseignement pris auprès de l'avocat de la famille, ce vol n'est pas avéré : il n'y a pas eu de flagrant délit, ni de dépôt de plainte.
Nous tenons à faire savoir dans quelles conditions s'est déroulé « l'enlèvement » d'Armen, 7 ans. Deux policiers se sont présentés dans l'école. Ils se sont adressés au directeur en lui déclarant que les parents d'Armen avaient eu un accident et qu'ils venaient chercher l'enfant. Le directeur, inquiet, après de nombreuses questions sur l'état de santé des parents, s'est finalement entendu dire que les parents étaient au commissariat de police de Castelsarrasin. Il a donc refusé de laisser partir l'enfant en l'absence des parents. Puis il en a référé à son inspecteur d'académie qui l'a d'abord soutenu. Après des contacts entre la police et l'Inspection Académique, ce dernier a affirmé au directeur de l'école qu'il y avait une commission rogatoire pour placement d'enfants et que l'enfant devait être remis aux policiers. C'est ce qui s'est passé : Armen, 7 ans, a quitté l'école, encadré des deux policiers en uniforme et en armes, au milieu des autres enfants et des parents en pleine sortie des classes.
A ce jour, personne n'a vu cette commission rogatoire. L'enfant a été conduit au commissariat, et malgré la promesse faite, il n'a pas été présenté à ses parents. Marseda, sa sœur aînée a été violemment arrachée à ses parents, et les deux enfants ont été placés en foyer par l'aide sociale à l'enfance. Avaient ils une ordonnance de placement ? Elle ne figure pas, en tout état de cause, dans le dossier de la famille que l'avocat détient.
Dès mercredi midi, la famille, parents et enfants, ont été placés en Centre de Rétention Administrative. Les conditions de l'arrestation et la détention sont un traumatisme majeur pour ces enfants et leurs parents. L'inspection académique aurait demandé aux enseignants de ne pas témoigner par rapport à ce vécu.
Le RESF compte bien interpeller les différentes institutions concernées, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce que l'on peut bien appeler : une « arrestation d'enfant ». Les droits des enfants ont été bafoués, le défenseur des enfants alerté.
Préfecture du Tarn-et-Garonne
Téléphone : 05 63 22 82 04 et 82 05 et 82 06 | Fax : 05 63 22 83 99
Fax ministère 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/
Elysée : http://www.elysee.fr/
Le monde est dangereux !Non pas à cause de ceux qui font le mal...mais à cause de ceux qui regardent et qui laissent faire
Albert Einstein

Les mal-logés rue de la Banque (AP)
Dans toute l'Amérique latine et notamment en Bolivie (où il est mort), en Argentine (où il est né) et à Cuba (où il fit la révolution), la mort d'Enesto Che Guevara, le 9 octobre 1967, est commémorée de manière quasi religieuse. Avec des épisodes inattendus.
Dans le village bolivien de La Higuera, le 8 octobre 2007
AFP
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Il y a quarante ans, le 8 octobre 1967, le Che était capturé [en Bolivie]. Il allait être fusillé le lendemain. Le mythe de Che Guevara, à travers le sourire énigmatique de son cadavre exposé dans la buanderie de Vallegrande, commençait alors à faire le tour du monde, à parcourir les espaces sauvages du rêve et des plus hautes aspirations. Une autre guérilla avait commencé, qui allait se livrer non plus dans les montagnes ni dans les forêts, mais dans l'imaginaire de la jeunesse. Les nouvelles générations lui ont insufflé une vie nouvelle, ont reconstruit le mythe suivant leurs désirs et leurs réalités. Il est probable que le Che qu'on imagine aujourd'hui n'est plus le même que celui des années 1960, et pourtant, d'une certaine façon, il n'a pas changé.
A l'heure où des centaines d'hommages lui sont rendus à travers le monde, certains s'efforcent de le présenter comme le symbole d'une défaite. On l'accuse de la violence de la guérilla des années 1960 et 1970, on le présente comme un idéaliste solitaire, en désaccord avec Fidel et les Cubains. Mais la démythification ne parvient pas à entamer le mythe. Car dans l'imaginaire des jeunes et des peuples, le Che n'a pas survécu en tant que leader dogmatique : il se dépasse lui-même, y compris comme le reflet d'une époque. Tel Spartacus, qui a cessé d'être le chef de la guerre des gladiateurs contre l'Empire romain pour devenir le symbole de toutes les révoltes d'esclaves contre leurs maîtres, la figure du Che s'est détachée des luttes terrestres pour en venir à représenter toutes les luttes contre l'injustice, par opposition à l'égoïsme et à l'individualisme.
Le mystère de cette transmutation presque métaphysique, du charnel à l'imaginaire, sur toute la surface du globe, a donné lieu à des dizaines de biographies et d'essais qui tentent de cerner le personnage du Che, d'expliquer pourquoi des millions de gens dans le monde en ont fait l'emblème de leurs rébellions, de leur soif de justice ou de l'espoir que l'humanité cesse d'être sa propre prédatrice. Et la figure du Che continue d'engendrer des situations inattendues. La semaine dernière, les enfants d'Ernesto Che Guevara ont été invités par une université iranienne désireuse de rendre hommage à leur père. Mais l'hommage a viré au scandale lorsque les leaders estudiantins iraniens ont présenté le Che comme un dirigeant religieux anticommuniste. Résultat, les Cubains sont partis furieux.
Dimanche 7 octobre, peu avant que Les Pumas [l'équipe de rugby argentine] n'affrontent l'Ecosse [en quart de finale de la Coupe du monde], leur capitaine Agustín Pichot a exprimé son admiration envers le Che. "Il était des nôtres, a-t-il précisé, faisant allusion au fait qu'Ernesto Guevara a pratiqué le rugby en amateur [voir CI n° 879] avant de se lancer dans l'aventure révolutionnaire. Non content d'y jouer, il a fondé la revue Tackle et il signait ses articles sous le pseudonyme de Furibundo de la Serna, ou Fuser [le surnom que lui avaient donné ses coéquipiers]. A Cuba, en revanche, on joue aux échecs pour lui rendre hommage, ce jeu ayant été l'un de ses passe-temps favoris. Et il existe des clubs de motocyclistes qui portent son nom, surtout depuis la sortie du film Carnets de voyage [de Walter Salles, avec Gael García Bernal].
Mais le plus surprenant, ce sont encore les grands hommages qui lui sont rendus aujourd'hui en Bolivie, dans la zone même où il est mort au terme d'une course contre le temps et ses ennemis. Autant dire que ce personnage mythique a fait du chemin avant de revenir à son point de départ. Ces mêmes paysans qui à l'époque n'ont pas pu le connaître, ou qui n'avaient pas compris ou accepté son appel à la lutte, ont fait de lui une espèce de saint. Depuis 1967, année de sa mort, jusqu'à aujourd'hui, l'histoire du Che s'est transmise sans faire de bruit, par le bouche-à-oreille, d'un paysan à l'autre. Le Che n'apparaissait ni dans les journaux ni sur les ondes. Il était tantôt dénigré, tantôt absent des discours officiels. Les partis politiques n'ont guère perpétué sa mémoire. Ceux, peu nombreux, qui ont été en contact avec lui pendant qu'il était dans le maquis bolivien ont raconté leur part de souvenirs, ce qu'ils avaient vu et entendu. Et ces petites histoires, telle la goutte qui creuse la pierre, ont nourri la légende. Aujourd'hui, il est une figure vénérée par les paysans boliviens et certains l'appellent San Ernesto [saint Ernest] de La Higuera.
VIVE Che Guevara HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !